Qui est Benoît Vanderstichelen et comment en est-il arrivé à écrire des ouvrages spécialisés en fiscalité?
Découvrez le parcours d’un homme qui depuis toujours s’est consacré à faire le lien entre les professions du droit et les professions du chiffre.
1. Pourriez-vous vous présenter en quelques lignes ?
J’ai 49 ans. Je suis juriste de formation (Candidatures à Namur / Licences à Louvain-La-Neuve / DES en Droit fiscal à l’ULB) et je pratique le Droit fiscal depuis 1983. Je me suis très vite spécialisé en TVA et je l’enseigne depuis 1987 (Institut Cooremans / Assistant à la Faculté de Droit à l’ULB / FUCAM / Enseignement supérieur de Sciences fiscales de l’ICHEC). Je suis associé au sein de la société Deloitte - Conseils fiscaux que j’ai rejointe en 2002 avec mes collègues en venant de chez Arthur Andersen - Conseils fiscaux. Notre société compte 500 conseils fiscaux dont plus de 120 spécialistes TVA et Douane qui pratiquent ces matières quotidiennement tant au niveau belge qu’au niveau international. Je suis également membre du Conseil de l’Institut des Conseils fiscaux et Experts comptables qui est l’équivalent du Conseil de l’Ordre des avocats mais pour les conseils fiscaux et experts comptables.
2. Pouvez-vous nous raconter en quelques lignes ce qui vous a amené à écrire?
Dès ma sortie de l’université, je me suis promis de faire le lien entre les professions du droit et les professions du chiffre. Lorsque je fus nommé directeur général de l’Institut des experts comptables, après avoir suivi le cursus d’accès à la profession, j’ai décidé d’entamer la rédaction d’ouvrages expliquant le cheminement qu’un bon professionnel doit en permanence s’imposer allant des textes législatifs (directives européennes et lois) jusqu’à l’inscription des opérations dans la comptabilité et dans les déclarations TVA. Ce cheminement passe également par les optimisations. Pour me faciliter la tâche, j’ai opté pour une méthode didactique basée sur des casus (cas pratiques).
3. Ecrire, c’est d’abord une stimulation intellectuelle, une source d’enrichissement personnel, une façon d’augmenter sa visibilité dans son milieu professionnel… ? Quelles sont vos motivations à l’écriture ?
Je recherche avant tout à prouver que la fiscalité est accessible à tous lorsqu’elle est enseignée avec des mots simples. Mes ouvrages m’aident par ailleurs dans l’enseignement puisqu’ils servent de support didactique pour tous ceux qui viennent suivre un cours de spécialisation.
4. A côté des lectures professionnelles, vous êtes plutôt journaux, magazines, bouquins… ?
Je suis plutôt BD, mais j’aime aussi les bouquins.
5. Quels sont vos auteurs préférés et le dernier livre que vous ayez lu ? Qu’en avez-vous pensé ?
Mes auteurs de BD sont trop nombreux pour que je vous les cite tous. J’ai pourtant un faible pour Giardino, Fernandez (les carnets d’Orient), Bourgeon (Les passagers du vent), Warnauts et Raives (Les suites Vénitiennes) et Jean-François Charles. Le dernier livre que j’ai lu est de KEN FOLLET. Il s’agit des « Piliers de la Terre » : un monument !
6. Si une journée comptait 26 heures, pouvez-vous nous dire à quoi vous consacreriez les deux heures en plus ?
Etre loin du tumulte des affaires. Seul avec la nature, en montagne, très haut près des sommets.
7. Pour mener un ouvrage à bon port, préférez-vous la traversée en solitaire ou plutôt faire partie d’un équipage ?
Mon métier, je l’exerce en équipe et je suis particulièrement fier de mes collaborateurs. Mes ouvrages ont été très longtemps de longues traversées en solitaire, mais j’ai toujours pu compter sur les conseils de certains fonctionnaires particulièrement compétents. Aujourd’hui mes collaborateurs (pour certains, mes anciens étudiants de la faculté de droit) sont devenus un équipage sur lequel je peux compter même par gros temps.
8. Vous voici transposé dans la peau d’un personnage de fiction, vous seriez?
Guide en montagne, pour des clients passionnés de nature et d’histoire et prêts à remonter le temps pour redécouvrir la vie paysanne dans les Alpes retirées du 19ème siècle, et retourner aux choses essentielles.
9. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ou surpris au cours des derniers mois écoulés, et pourquoi ?
Le choix de la France de s’offrir un nouveau style par la voix et les actes forts de son nouveau président.
10. Quel livre auriez-vous rêvé d’écrire ? Et pourquoi ?
“Novecento” d’Alessandro Baricco. Pourquoi ? Pour connaître la fièvre de l’inspiration aux frontières de la raison.
11. Quel pourrait être le mot de la fin de cette interview ?
Retour sur terre : je ne suis qu’un petit journaliste de la TVA.
Source : Interview par Laure-Mélanie Defèche – Kluwer
Benoît Vanderstichelen est e.a. auteur chez Kluwer de plusieurs ouvrages concernant la TVA. Pour plus d’infos concernant ces ouvrages, cliquez ici.
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