DĂ©lire d’un doux rĂŞveur ou provocation gratuite ? Ni l’un, ni l’autre ! Il n’empĂŞche que la presse Ă©conomique de ce matin n’hĂ©sitait pas Ă s’interroger sur cette question, et parfois user de titres accrocheurs tels que « La Belgique sur la liste noire des paradis fiscaux » (l’Echo du 12/3/2009).    A y regarder de plus près, toutefois, il n’en est rien (dommage diront certains …) : non nous ne vivons pas dans un paradis fiscal ! Le prochain G 20 et l’offensive menĂ©e par la France et l’Allemagne contre les paradis fiscaux ont conduit l’OCDE a lister certains pays ne coopĂ©rant pas Ă l’échange d’informations entre administrations fiscales, parmi lesquels la Belgique. Il est vrai que la Belgique ne participe pas au système automatique d’échange d’informations entre administrations fiscales qui a Ă©tĂ© mis en place par l’Union europĂ©enne. Â
Pour rappel, pour ĂŞtre qualifiĂ© de paradis fiscal, un pays doit rencontrer quatre critères cumulatifs, dont, effectivement l’absence d’échange d’informations Ă l’égard des autres administrations (site de l’OCDE). Nonobstant cela, la Belgique ne rĂ©unit pas (et c’est une certitude …) les autres critères, Ă savoir : l’absence ou l’insignifiance des impĂ´ts, l’absence d’activitĂ©s substantielles et le manque de transparence Ă l’égard des contribuables. Selon ces critères, seuls sont considĂ©rĂ©s (Ă l’heure actuelle) comme « vĂ©ritables » paradis fiscaux : Andorre, le Liechtenstein et Monaco.
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